L’épidémie de chikungunya qui sévit à La Réunion depuis le début de l’année a entraîné six décès parmi les personnes âgées de plus de 70 ans, souffrant de comorbidités, survenus au cours des semaines 11 à 13, soit du 10 au 30 mars. Cependant, les autorités sanitaires de l’île, à travers le bulletin hebdomadaire de Santé publique France (SpF), signalent une légère diminution des cas, ce qui pourrait indiquer un début de recul de l’épidémie. Plus de 100.000 personnes pourraient déjà avoir été infectées par le virus, soulignant la nécessité de rester vigilant malgré ces premiers signes encourageants de régression.
L’agence sanitaire précise que plusieurs autres décès sont en cours d’investigation concernant l’imputabilité du virus. Le précédent bilan rapportait deux décès liés à ce virus transmis par le moustique tigre, lequel provoque d’intenses fièvres et des douleurs articulaires. « L’épidémie persiste avec 4 913 cas confirmés » pour la semaine du 31 mars au 6 avril, contre près de 6 300 la semaine précédente, cependant, les consultations en médecine de ville et les passages aux urgences « commencent à diminuer », observe Santé publique France.

Santé publique France appelle néanmoins à la vigilance. « Un recul de deux semaines supplémentaires est nécessaire pour confirmer ou infirmer le passage du pic épidémique », précise-t-elle.
Depuis le début de l’année, plus de 33 000 cas ont été confirmés, mais le nombre réel est estimé bien supérieur, de nombreux malades ne se faisant pas dépister.
D’après Gérard Cottelon, directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) de La Réunion, « plus de 100 000 » personnes pourraient avoir été affectées sur l’île de l’océan Indien, qui compte 900 000 habitants.

















