Le soir du 18 avril, au Tchad, une centaine de prisonniers se sont évadés de la prison de Mongo, ville au centre du pays, dans la province de Guéra. Si peu d’information nous sont pour le moment parvenues. Il semblerait que plusieurs personnes y aient péri lors d’affrontements entre détenus et gardiens et que d’autres y aient été blessés.
Cette évasion spectaculaire a suscité de vives inquiétudes parmi les autorités carcérales ainsi que la population locale. Les détenus, profitant peut-être d’une faille dans le système de sécurité ou d’une aide complice, ont réussi à quitter les lieux, laissant derrière eux une toile de mystère et de questions pour les responsables de la prison et les forces de l’ordre. Cet incident met en lumière les défis auxquels le système pénitentiaire du pays doit faire face en matière de sécurité et de gestion des prisonniers.
Selon un bilan provisoire communiqué par le site d’information Tchad Info, quatre personnes ont péri dans les affrontements, tandis que 132 autres ont saisi l’occasion pour s’échapper, « tous des détenus de droit commun », a précisé un responsable administratif de la ville de Mongo. « Un bilan encore incertain », nous avertit le ministre tchadien de la Justice, Youssouf Tom, qui a exigé une vérification des chiffres avant de s’exprimer.
D’après le ministre, le procureur de la région s’est déplacé sur les lieux pour vérifier l’identité des détenus restants, dans le but de dresser une liste précise des individus ayant pris la fuite et de déterminer les motifs de la rébellion.


















