La paralysie faciale périphérique se manifeste par une diminution ou une absence totale de la motricité de certains muscles du visage. Elle résulte d’une atteinte du nerf facial. Dans environ trois quarts des situations, son origine reste indéterminée.
Qu’est-ce qu’une paralysie du visage ?
La paralysie faciale se manifeste par une incapacité à mouvoir certains muscles du visage, affectant généralement uniquement une moitié du visage, appelée hémi-face. Cette affection résulte d’une lésion du nerf facial, qui est la septième paire de nerfs crâniens. Le nerf facial est particulièrement complexe ; il prend sa source à la base et à l’arrière du cerveau, traverse l’os derrière l’oreille, connu sous le nom de rocher, et se ramifie à divers endroits sur le visage. Les fonctions du nerf facial sont multiples : il active les muscles de la face ainsi que le muscle de l’étrier, parmi les osselets de l’oreille moyenne ; il procure la sensibilité à une partie de l’oreille ; il est essentiel à la perception des goûts pour la majeure partie de la langue ; et il participe à la sécrétion des glandes lacrymales, nasales et salivaires. Lorsque le nerf facial subit une atteinte le long de son trajet, ces diverses fonctions sont compromises, et les symptômes de cette paralysie varient suivant l’emplacement de la lésion nerveuse. Il faut noter qu’il y a un nerf facial distinct pour chaque moitié du visage, droite et gauche. Ainsi, les perturbations engendrées par la paralysie faciale affectent seulement un côté du visage, en suivant un axe vertical, ce qui explique pourquoi les symptômes différencient généralement la moitié gauche de la moitié droite du visage.

Les origines des paralysies faciales périphériques
La paralysie faciale dite « a frigore » se manifeste de manière soudaine sans qu’une cause précise ne soit immédiatement identifiée. Cette condition est souvent attribuée à la réactivation d’un virus de la famille herpès, notamment le HSV 1 (Herpès Simplex Virus 1), responsable de l’herpès labial, qui se réveille au niveau du ganglion géniculé, un ganglion nerveux du nerf facial situé dans l’os temporal. Heureusement, dans la majorité des cas, cette paralysie régresse progressivement.
Outre cette cause virale, d’autres facteurs moins communs peuvent provoquer une paralysie faciale périphérique, notamment d’origine infectieuse, traumatique ou tumorale. Par exemple, des traumatismes peuvent entraîner cette paralysie suite à une fracture de la base du crâne, une blessure près de la glande parotide située en avant de l’oreille, ou à la suite de séquelles de chirurgie dans cette région. Chez le nouveau-né, un accouchement difficile peut endommager le nerf facial.
Diverses infections, telles que le zona auriculaire, des otites, ou plus rarement, une méningoradiculite due à l’herpès ou aux oreillons, peuvent également provoquer une paralysie faciale. Les infections comme le VIH ou la maladie de Lyme, contractée après une morsure de tique, sont aussi des causes potentielles.

Certaines tumeurs peuvent être associées à la paralysie faciale, qu’elles soient bénignes, comme les méningiomes ou les cholestéatomes, ou cancéreuses, touchant les structures comme le nerf facial ou la glande parotide.
Enfin, des maladies comme le diabète, la sclérose en plaques, ou la polyradiculonévrite auto-immune (syndrome de Guillain-Barré), qui provoque une paralysie ascendante, peuvent affecter les fonctions faciales. La sarcoïdose, une maladie auto-inflammatoire de causes encore floues, peut également présenter cette paralysie parmi ses nombreux symptômes. Elle se caractérise par le développement de granulomes dans divers organes et se manifeste souvent par une toux sèche, des lésions cutanées, et une fatigue chronique, parmi d’autres signes. Heureusement, dans la majorité des cas, la paralysie faciale liée à ces conditions régresse avec le temps et le traitement approprié.



















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