Ce vendredi 09 Mai, le porte-parole de l’armée pakistanaise a affirmé que le Pakistan se réserve le droit de déterminer l’instant opportun pour réagir, en dépit des nombreuses sollicitations internationales lui demandant de faire preuve de retenue.
« Nous n’irons pas à la désescalade » avec l’Inde, a déclaré, vendredi 9 mai, le porte-parole de l’armée pakistanaise, le lieutenant général Ahmed Chaudhry, affirmant que son pays resterait « en état de guerre » tant que sa souveraineté et son peuple seront « menacés ».

Face aux tensions croissantes dans la région, le militaire a affirmé avec détermination devant les journalistes que des représailles seraient inévitables. Il a souligné que, jusqu’à présent, leur priorité avait été de se protéger, mais il a averti que la réponse à l’agression serait donnée au moment opportun de leur choix. Pendant ce temps, la communauté internationale multiplie les appels à une désescalade, exhortant le Pakistan et l’Inde à faire preuve de retenue pour éviter une nouvelle éruption de violence. L’Inde accuse le Pakistan de soutenir le groupe djihadiste qu’elle suspecte d’avoir perpétré le meurtre de 26 civils dans la ville touristique de Pahalgam, une accusation que le Pakistan rejette catégoriquement. À la suite de l’attaque présumée, des missiles indiens ont été lancés, provoquant une riposte immédiate de la part du Pakistan, et plongeant les deux nations dans leur confrontation militaire la plus sévère depuis des décennies, alimentant ainsi les craintes d’une escalade encore plus dangereuse.
Les autorités indiennes ont signalé que des tirs en provenance du Pakistan avaient été effectués tout au long de la frontière durant la nuit, accompagnés de « multiples attaques » de drones, que les forces indiennes affirment avoir repoussées avec succès. Une source policière a précisé à l’Agence France-Presse qu’une civile a tragiquement perdu la vie dans la région du Cachemire indien lors de ces événements.

Le Pakistan, lui, dément avoir frappé « pour le moment » le sol indien et assure avoir abattu depuis mercredi soir « 77 drones » indiens de fabrication israélienne envoyés sur au moins neuf villes, certaines abritant des QG militaires ou du renseignement, comme Rawalpindi, la « ville jumelle » d’Islamabad.
Le ministre des affaires étrangères pakistanais, Ishaq Dar, a annoncé qu’un civil avait été tué et quatre soldats blessés. Le dernier bilan publié jeudi par l’Inde faisait état de 16 morts civils. Le Pakistan déplorait 37 morts.
Des responsables du Cachemire pakistanais ont rapporté que des tirs d’artillerie indiens avaient tué cinq civils dans la nuit, affirmant que « l’armée pakistanaise a mené une intense contre-attaque et visé trois postes indiens le long de la ligne de contrôle », la frontière de facto.


















