Alors que l’Afrique du Sud s’apprête à accueillir le prochain sommet du G20, une polémique internationale oppose Pretoria à l’ancien président américain Donald Trump. Ce dernier a déclaré que le pays « ne devrait même plus faire partie du G20 », provoquant une vive réaction des autorités sud-africaines.
Le porte-parole du gouvernement, Vincent Magwenya, a fermement répondu que l’Afrique du Sud restait pleinement légitime au sein du G20 et qu’elle « se prépare à organiser un sommet réussi, porteur de solutions pour le monde ».
Malgré les critiques venues de Washington, aucun mécanisme juridique n’existe pour exclure un membre du G20, les décisions au sein du groupe reposant sur le consensus entre les États participants. Les observateurs jugent donc hautement improbable qu’une telle demande aboutisse.

Des tensions persistantes entre Pretoria et Washington
Les relations entre les deux pays connaissent depuis plusieurs années des frictions diplomatiques, notamment autour de la réforme agraire sud-africaine et des taxes imposées par les États-Unis sur certains produits exportés depuis Pretoria.
Le gouvernement sud-africain a choisi pour ce sommet le thème de « la solidarité, l’égalité et le développement durable », mettant en avant son expérience historique de transition post-apartheid comme exemple de résilience et de dialogue.
Un enjeu d’image pour l’Afrique
En tant qu’unique membre africain permanent du G20, l’Afrique du Sud porte les espoirs du continent pour une meilleure représentation de l’Afrique dans les instances mondiales. La réussite du sommet constituerait une victoire diplomatique majeure pour Pretoria et renforcerait la voix du continent africain dans la gouvernance économique mondiale.


















